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Situation geographique de Baalbek et du Liban
Baalbek

Baalbek (écrit aussi Baalbeck ou Baalback ou Balbeck ou Balback ou Baalbec, en arabe بعلبك) est une ville antique, située dans le nord de la plaine de la Bekaa au Liban. Elle est composée de ruines de l’époque gréco-romaine, avec des traces plus anciennes de l’époque sémitique. Le site figure sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco .et est l’ancienne Héliopolis (Helios=soleil en grec ; polis =ville) des Romains. Le complexe de trois temples géants laissé par les Romains comprend :
  • Le temple de Bacchus un des temples les mieux conservés du monde gréco-romain,
  • Le temple de Jupiter dont il reste six colonnes de granite
  • Le temple de Vénus.






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I- Histoire:


Baalbek, avec ses édifices colossaux, est une réalisation artistique tout à fait unique, et un remarquable exemple de sanctuaire de l'époque romaine impériale. La ville se trouve sur deux voies commerciales antiques, entre la côte méditerranéenne et l'intérieur de la Syrie, d'une part, entre le nord de la Syrie et le nord de la Palestine (actuellement Israel) , de l'autre ; située à 85 km de Beyrouth (capitale du Liban), elle est aujourd'hui un important centre administratif et économique du nord de la vallée de la Beqaa. Cette vallée tres fertile etait surnommée le "grenier" de Rome.

L'origine du nom de Baalbek n'est pas connue avec certitude. Le terme phénicien Baal, qui signifie « seigneur » ou « dieu », était le nom donné à une divinité céleste sémitique. Le nom de la ville pourrait donc signifier « dieu de la Beqaa », ou « dieu de la ville », selon les différentes interprétations que l'on donne du terme. Situé au cœur de plaines fertiles, Baalbek n'était guère plus, au cours de la période phénicienne, qu'un village agricole honorant une triade de dieux de la fertilité. Ayant reçu le nom d'Héliopolis au cours de la période hellénistique, cette modeste cité connut son apogée après l'arrivée des Romains en Phénicie, en 64 av. J.-C., époque où elle devint le siège de l'un des sanctuaires les plus importants du monde antique, progressivement couvert de constructions colossales qui y furent construites pendant plus de deux siècles. L'ensemble monumental d'Héliopolis est l'un des plus impressionnants témoignages, et l'un des plus célèbres, de l'architecture romaine d'époque imperial. Il est situé au pied du versant sud occidental de l'Anti-Liban, en bordure de la fertile plaine de la Bekaa et à une altitude de 1150 m. Ses constructions colossales bâties pendant plus de deux siècles en font un des sanctuaires les plus célèbres du monde romain et un modèle de l'architecture romaine de la période impériale. Les pèlerins affluaient au sanctuaire pour vénérer les trois divinités, connues sous le nom de triade héliopolitaine, un culte essentiellement phénicien, romanisé (Jupiter, Vénus et Mercure).



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Vue panoramique en plongée des ruines du site antique Heliopolis




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Plan du site antique de Baalbek
Les historiens attribuent à Auguste le dessein de fonder un sanctuaire impérial dont le culte aurait favorisé la politique culturelle de Rome. Quoi qu'il en soit, la triade romaine d'Héliopolis (Jupiter, Vénus et Mercure) vint alors remplacer la triade phénicienne (Baal-Shamash, Anta et Alyn). Les premiers travaux, ceux du temple de Jupiter, commencèrent vers la fin du Ier siècle av. J.-C., sous le règne d'Auguste, et furent achevés peu après 60 apr. J.-C., sous Néron. L'immense sanctuaire de Jupiter Héliopolitain était scandé de 104 massives colonnes de granit importées d'Assouan, en Égypte, qui renfermaient un temple entouré de 50 autres colonnes. Dès lors, les travaux se poursuivirent jusqu'à la construction du grand autel (vers 100 apr. J.-C.) et du « temple de Bacchus » (vers 120-125 apr. J.-C.) : ce temple tire son nom des nombreux reliefs sculptés qu'il a livrés, interprétés par les archéologues comme des scènes de l'enfance de ce dieu.

Le complexe de la Grande Cour, commencé sous le règne de Trajan (98-117 apr. J.-C.), renferme différents édifices religieux et autels, et était entouré par une magnifique colonnade formée de 128 colonnes de granit rose, provenant également d'Assouan. Seules 6 de ces colonnes sont demeurées debout aujourd'hui, les autres ayant été renversées lors de tremblements de terre ou récupérées pour d'autres constructions. Le temple de Vénus ne fut construit qu'au début du IIIe siècle ; on l'attribue à cette déesse en raison de son décor de coquillages, de colombes et d'autres motifs artistiques traditionnellement associés à son culte. Au cours de la période chrétienne byzantine, le temple fut utilisé comme église consacrée à une martyre chrétienne, sainte Barbe.

Le phénomène religieux typique de Baalbek-Héliopolis, qui a réalisé la fusion d'anciennes croyances phéniciennes avec les mythes du panthéon gréco-romain, s'est traduit par une métamorphose stylistique étonnante. Les traditions artistiques de la période séleucide syro-phénicienne s'y sont fondues avec la grammaire décorative classique de l'autel de la Paix d'Auguste à Rome. Il en résulta une architecture d'une puissance expressive considérable qui s'est combinée, sans redondance, aux motifs décoratifs des colonnades, des niches et des exèdres, et s'exprimait également librement sur les plafonds avec leurs caissons sculptés et sur les encadrements des portes. La ville phénicienne, où était honorée une triade divine, conserva ainsi sa fonction religieuse au cours de l'époque romaine, durant laquelle le sanctuaire de Jupiter Héliopolitain attira des foules de pèlerins.

En 634, les armées musulmanes entrèrent en Syrie et assiégèrent Baalbek. La ville tombée, une grande mosquée fut construite à l'intérieur des murs du temple, alors transformé en forteresse. Pendant plusieurs siècles, la ville et la région de Baalbek ont été contrôlées par différentes dynasties islamiques. Ses monuments ont été endommagés par des pillages, par la guerre et par des tremblements de terre, ainsi que par de nombreuses interventions médiévales.

Baalbek devint un des sanctuaires les plus célébrés du monde antique, progressivement couvert de constructions monumentales édifiées durant plus de deux siècles. Son ensemble monumental est un des témoignages les plus impressionnants de l'architecture romaine à l'époque impériale.


La ville phénicienne

L’histoire de Baalbek remonte au moins à la fin du IIIe millénaire av. J.-C. Baalbek était une ville phénicienne florissante où était célébré le culte de Baal, le dieu de l'orage et de la pluie chez les Phéniciens et les Cananéens. À cette époque, le culte s’adressait donc à cette divinité orientale : Baal, dieu de la foudre qui donnait aussi des pluies bienfaisantes, et qui formait avec Astarté, sa parèdre féminine, le couple divin le plus populaire dans la zone phénico-cananéenne.

La ville hellénistique et romaine

La ville fut ensuite appelée Héliopolis, « Ville du Soleil ». Selon certaines hypothèses, ce nom fut donné au Baalbek de l’époque hellénistique, car les Grecs identifiaient Hélios, dieu du Soleil, à Hadad. D’autres affirment que la ville antique reçut ce nom à l’époque romaine, lorsque Marc-Antoine la concéda à Cléopâtre. Les vestiges visibles remontent surtout à l’époque romaine

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Monnaie frappée en la cité d'Héliopolis
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La ville fut conçue sur un plan classique. Les rues s’y organisèrent en damier sur la base de deux grandes artères, le decumanus et le cardo. Le site comporte trois sanctuaires principaux : ceux de Jupiter, de Bacchus et de Vénus, bâtis par les empereurs Néron, Trajan, Hadrien et Antonin le Pieux. C’est pour montrer la toute-puissance de l’ Empire romain qu’ Auguste décida la construction d’un grand sanctuaire à Héliopolis. Les travaux commencés sous son règne, vers 14 av. J.-C., se prolongèrent pourtant jusqu’à la fin du IIe siècle. Le sanctuaire fut bâti en conformité avec les principes caractérisant l’architecture religieuse romaine, et les éléments du décor furent empruntés au répertoire ornemental gréco-romain, mais l’organisation tint compte des usages religieux de l’Orient. À titre d’exemple, les autels de Baalbek étaient beaucoup plus importants que ceux des sanctuaires romains. De même, les temples comportent des escaliers, à côté de leur entrée principale, qui permettent d’accéder au toit. Ceci servait sans doute à des activités culturelles orientales. Or, ce genre d’escaliers n’existe pas dans les temples romains.
À l’époque romaine donc, les cultes orientaux originaux se transformèrent en cultes mystiques destinés à consacrer la renaissance après la mort. Dans ce contexte, le sanctuaire de Bacchus commença à connaître un grand succès, notamment dans les cités de la côte phénicienne. Puis, les mystères de Bacchus conquirent Rome. Cette évolution fit donc qu’Adonis fut assimilé à Bacchus, et non à Hermès, et amena à lui dédier un grand temple dont la décoration intérieure comporte maintes allusions à sa personnalité divine.

La ville depuis le Moyen Âge


Plusieurs tremblements de terre, destructions et autres constructions médiévales firent perdre à Baalbek une partie de sa splendeur ancienne. Le dernier grand tremblement de terre date de 1759, et fit s’effondrer trois des neuf colonnes du temple de Jupiter. Le festival d’été de Baalbek, qui a commencé en 1955, a pourtant fait revivre la Ville du Soleil. Le site archéologique fut transformé en citadelle arabe. Une mosque fut construite sur le site à l’aide de pierres trouvées sur place; les murs du temple de Jupiter furent déplacés de quelques mètres pour en faire une formidable muraille. La ville survit aux suites des conflits armés qui animent le Liban depuis 1975. Le site antique est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Des activités culturelles sont organisées dans les ruines romaines à partir de 1955. En 1956, gérée par des bénévoles, l’association prend le nom officiel de « Festival international de Baalbek ». Cette institution, soutenue par le président de la République de l’époque, Camille Chamoun, devient alors une des institutions officielles du gouvernement dont la mission est de promouvoir la vie culturelle et touristique du pays. En 1966, le festival fonde une école d’art dramatique dans le but de promouvoir le théâtre libanais. En vingt ans, le Festival international de Baalbek a acquis une renommée internationale et les artistes du monde entier et de toute discipline viennent s'y produire : des compagnies de danse ( l'Australian Ballet, Le royal Ballet, l'Alvin Ailey American Dance theater,...), des orchestres (l'Orchestre symphonique du Liban, de Pittsburgh, de New York....), des solistes (Abdel Rahman El Bacha, Claudio Arrau , ...) des chanteurs lyriques, de jazz ou de variété (Plácido Domingo, Ella Fitzgerald, Johnny Hallyday, ...) et des compagnies de théâtre (la Comédie-Française, le Théâtre national de Belgique, ...). Les activités du Festival international de Baalbek ont été interrompues en 1975, durant la guerre civile, jusqu'à la reprise, en 1997.


II- Description des temples dans le site de Baalbek:


A- Le te
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Colonnes restantes du temple de Jupiter
mple de Jupiter:

Le temple de Jupiter, le plus ancien, fut construit en plusieurs étapes. Le temple était déjà bien avancé sous Néron, mais l’ensemble ne fut achevé et inauguré qu’au IIIe siècle. On y accède par un propylee: un escalier monumental conduit à un portique à douze colonnes encadré de deux tours. Selon une inscription latine, un légionnaire aurait fait recouvrir d’or l’un des deux chapiteaux des colonnes. Par un escalier monumental à trois volées, les prêtres atteignaient le temple de Jupiter dont ne subsistent que 6 colonnes, hautes de vingt-deux mètres, avec une base de 2 mètres 20 de diamètre. Ce temple est le plus grand (88 mètres sur 48) de tout le monde romain. Il était probablement périptère, avec dix colonnes en façade et dix-neuf sur les longs côtés. Si son plan intérieur était similaire à celui du temple de Bacchus, il comportait un pronaos précédé de huit colonnes et d’une cella. C'est le principal temple de la triade de Baalbek, et il était remarquable par ses colonnes de 20 m de hauteur qui entouraient la cella, et les pierres gigantesques de sa terrasse.

B- Temple de Vénus
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Temple de Venus et Pierre de la Femme Enceinte

Le temple de Vénus se caractérise par l’originalité de son plan circulaire ainsi que par l’harmonie de ses formes, dans une cité dont les autres sanctuaires sont marqués par le gigantisme. Dans une carrière située près de la cité, on peut d’ailleurs découvrir la plus grande pierre taillée au monde : 21 m de long, 4,5 m en hauteur et largeur pour une masse d’environ 1 200 tonnes.



C- Sanctuaire de Bacchus

Le sanctuaire de Bacchus, construit au IIe_siècle, est le mieux conservé. On y pénètre par un escalier à trois volées, comme dans le temple de Jupiter. Le temple lui-même est périptère. Bien que de dimensions inférieures à celles du temple de Jupiter (69 mètres de long sur 36 de large avec des colonnes hautes de 22 mètres), il figure, lui aussi, parmi les plus grands temples du monde romain. Il se composait d’un pronaos précédé de huit colonnes et d’une cella, entourée de demi-colonnes, comportant au fond un escalier menant à un adyton où trônait la statue du dieu. Ses 42 colonnes hautes de 8 mètres supportent un entablement relié au mur de la cella par d’énormes dalles. Sur l’un d’entre eux qui est à terre, on voit un serpent mordre Cléopâtre. Ce portail très fin est classé parmi les plus beaux du monde romain. À l’angle sud-est du temple, se dresse une tour mamelouke datant du XVe siècle. Elle servait de résidence au gouverneur de la citadelle. Derrière le mur fortifié et le temple, se trouve encore une mosquée remontant au temps des Ayyoubides.

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Vue de face du temple de Bacchus
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Entrée du temple de Bacchus
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Interieur du temple de Bacchus




D- Grande cour

La grande cour ou la cour des sacrifices, très étendue (134 et 112 mètres), était entourée d’un élégant portique dans lequel s’ouvraient quatre exèdres semi-circulaires et huit rectangulaires. Au centre de ce vaste espace, s’élevaient un autel pour les sacrifices et une tour flanquée de deux colonnes de granit rouge et gris dont il ne reste que de rares vestiges. La tour servait probablement de lieu utilisé par les pèlerins pour suivre les cérémonies. Elle fut détruite vers la fin du IVe siècle pour donner place à une basilique chrétienne qui fut, elle aussi, détruite à une époque ultérieure. Il ne reste de la basilique que quelques parcelles de l’autel, notamment des parties en bois qui abritaient les fidèles ainsi que de grandes parties du portique et de ses éléments décoratifs.
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Grande Cour





III- Conclusion



Un site unique, classé comme patrimoine du monde par l'Unesco dans un pays fragilisé par des conflits internes et externes. Ce site est souvent méconnu. A visiter absolument mais la situation politique du Liban a l'heure actuelle ne le rend pas tares propice au tourisme d'autant plus que le parti du Hezbollah est celui qui domine cette region et que dans un passe récent des touristes ont été enlevés dans cette vallée fertile qu'est la Bekaa.
L'empire autrichien a été l'un des premiers à envoyer des archéologues pour sa restauration. Ils ont pillés ce site comme d'autres avant et après eux et...ont laissé des graffitis sur les murs qui...sont considères a l'heure actuelle comme étant eux aussi des vestiges du temps à conserver et des reliques historiques!!!

Sources.


http://whc.unesco.org/fr/list/294/
http://en.wikipedia.org/wiki/Baalbek
http://antikforever.com/Syrie-Palestine/Phenicien%20Cananeen/baalbek.htm
http://sosmamanetpapa.com